17/06/2009
Au tour de la Polynésie
Les Etats généraux de l’Outre-mer en Polynésie ont débuté mardi 16 juin à Tahiti.
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POLYNESIE. Temaru propose sa vision (16-06-09)
Oscar Temaru, le président du territoire, propose sa vision des Etats généraux.
Oscar Temaru © AFP
Les réunions ont débuté avec une première rencontre à la présidence du "pays" d’un comité tripartite (pays, Etat, élus de l’Assemblée), co-présidé par le président Oscar Temaru et le représentant de l’Etat, Adolphe Colrat.
La feuille de route donnée aux participants prévoit un travail de plus de trois mois avec une période de "diagnostic de la situation du pays" jusqu’au 31 juillet.
Sept ateliers de travail doivent réfléchir ensuite sur des thèmes qui vont de la gestion économique de l’après-nucléaire à la culture polynésienne. Doivent aussi être examinés le plan de relance, le renforcement de la cohésion sociale, les grands projets structurants et le développement durable.
Plusieurs centaines de personnes se sont déjà inscrites dans les ateliers, selon le Haut-commissariat de la République.
La synthèse générale, sa validation et sa restitution auront lieu avant fin septembre. Toutes les formations politiques de Polynésie, ainsi que les églises, les associations ou même les habitants de la collectivité équipés d’internet ont été invités à apporter leur contribution.
La participation au débat des communes éloignées et des jeunes fait l’objet d’actions spécifiques.
M. Temaru a déjà annoncé qu’il proposerait le changement du nom du Pays - Polynésie française - en celui de " Ma’ohi Nui " ou le Grand Tahiti. Lors de son discours introductif, le président polynésien a reparlé d’"indépendance".
"Je vais vous parler d’indépendance... car si nous n’aspirons pas à une pleine autonomie, à une souveraineté, à une indépendance, quel progrès pourrions-nous réaliser ? On ne peut avancer en sautillant sur place", a déclaré M. Temaru, qui a cependant écarté toute idée de rupture avec la métropole.
M. Colrat a rappelé que le cap pour le représentant de l’Etat était la République et que la loi démocratique fondamentale était le suffrage universel. A partir de là, "il n y a pas à s’inquiéter de l’expression des diverses sensibilités politiques", a-t-il dit.
Jean-Christophe Bouissou et Eleanor Parker, autonomistes, ont regretté en termes modérés que M. Temaru ait profité de l’occasion pour célébrer l’indépendance.

