1er/07/2009
L’Outre-mer au centre des préoccupations ministérielles
Nouvelle recrue du gouvernement « Fillon 4 », la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a tenu hier à l’Assemblée nationale un discours sur l’importance des Etats généraux de l’Outre-mer.
Selon elle, il est important de restaurer un rapport de confiance avec les territoires ultramarins et leur population.
Marie-Luce Penchard © AFP
La secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a souligné mercredi à l’Assemblée nationale que la France n’avait "pas le droit à l’erreur" à propos des Etats généraux de l’Outre-mer. "Nous n’avons pas le droit de ne pas réussir les états généraux. Il y a une attente très importante. D’ailleurs, le chef de l’Etat a annoncé qu’au-delà des états généraux, compte tenu de cette attente, il mettrait en place un comité de suivi pour s’assurer que les engagements pris soient suivis d’effet", a déclaré la nouvelle ministre à l’ouverture des Assises de l’Outre-mer, organisées par le patron des députés UMP, Jean-François Copé.
"Des mesures concrètes"
"Nous n’avons pas droit à l’erreur. Si nous ratons les Etats généraux, nous ne pourrons pas revenir à une relation de confiance" avec les territoires ultramarins et leur population, a-t-elle ajouté. De son côté, M. Copé a souligné que "l’avenir de la France passe par l’avenir de son Outre-mer", en estimant que le renforcement géopolitique de l’Outre-mer nécessite des "mesures concrètes".
"Je pense notamment que nous devrions rapidement réfléchir, en prenant toutes les garanties nécessaires, à l’extension de l’euro à la zone Pacifique", a-t-il ainsi suggéré, citant également "la définition d’un droit des affaires commun à l’ensemble de la zone Caraïbes". Dénonçant des "pratiques scandaleuses" sur la question des marges et des coûts, M. Copé s’est interrogé sur la mise en place d’une "mission d’information parlementaire pour faire la lumière sur les abus et les dérives au-delà de la seule question du prix des carburants". Dans une allusion à la récente crise aux Antilles, il a estimé que, "de tous les côtés, il faut à tout prix casser les murs qui séparent parfois les familles, comme si nous étions au XIXe siècle".

