02/08/2009
Par Isabelle Trancoen, envoyée spéciale en Martinique
TOUR DES YOLES RONDES. Le chiffre du jour
24. C’est le poids en kilogrammes de la pagaie utilisée par les yoleurs sur chaque embarcation. Loin d’être un simple accessoire, la pagaie est tout aussi importante que la voile. Elle permet de diriger la yole mais aussi de "godiller" pour avancer lorsque le vent est faible.
La pagaie d’aujourd’hui a connu de nombreuses améliorations depuis sa création. Si elle pèse maintenant entre 22 et 26 kilos, elle était au début deux fois plus lourde (environ 50kg). Elle mesure en moyenne entre 4,80 et 5 mètres de long répartis de la manière suivante : entre 2,40 et 2,50 m pur la pelle et environ 2,50 m pour le manche tenu par le patrons et ses deux ou trois aide-patrons en fonction de la taille de la voile choisi. En effet, plus la voile est de grande superficie, plus il faut de puissance pour manier la pagaie et donc la yole. L’autre amélioration technique vient de l’épaisseur de la pagaie. Les bords de fuite ont été réduits de 1,2 cm à environ 3 mm. Cela permet une meilleure pénétration dans l’eau.
Côté matériaux, la pagaie est généralement constituée de plusieurs types de bois qui poussent aux Antilles. A noter que celui utilisé pour la pelle est plus lourd que celui du manche. Le profil de la pagaie a, lui aussi, subit un sérieux lifting. D’un bout carré, on est passé à une forme elliptique, c’est-à-dire ovale, afin de diminuer les turbulences. Toutes ces modifications réalisées au fil des années ont concouru à faciliter le travail des yoleurs et permis une diminution de leur fatigue lors d’une régate.


