La Fédération des entreprises d’Outre-mer (Fedom) a averti mercredi que la remise en cause des systèmes de défiscalisation concernant l’Outre-mer « ne ferait qu’accroître la sévérité de la crise économique ».
Vue du ministère des Finances © DR
"Tout retrait par rapport au contenu de la loi votée en 2009 et au mécanisme de défiscalisation qui constitue l’essentiel du financement des investissements dans les territoires d’Outre-mer ne ferait qu’accroître la sévérité de la crise économique et aggraverait durablement une situation sociale déjà dégradée", estime la Fedom dans un communiqué.
Arbitrages
Alors que les arbitrages budgétaires pour le projet de loi de finances 2011 sont en cours, en particulier pour les niches fiscales, où le gouvernement veut faire 10 milliards d’euros d’économies, la Fedom "appelle les pouvoirs publics à conforter la confiance que les opérateurs économiques ont mis dans les orientations de la Lodeom" (loi de développement économique des Outre-mer de 2009).
Selon le président de la Fedom Guy Dupont et son délégué général Alain Vienney, "la stabilité du régime fiscal de soutien au logement et à l’investissement productif neuf, l’amélioration effective des fonds propres des entreprises trop souvent sous capitalisées, l’application de la Lodeom pour la durée prévue, sont indispensables au rétablissement de la confiance qui seule permet l’investissement de long terme".
Recul du PIB
Les deux responsables économiques soulignent que "la situation économique outre-mer est particulièrement dégradée du fait de la crise, des conséquences des mouvements sociaux du printemps 2009 et de la mise en place pratique tardive de la Lodeom".
En 2008, 22.000 logements étaient lancés pour l’ensemble des DOM, indiquent-ils. En 2010, selon les premières évaluations, 7 à 8.000 logements seulement sont prévus.
Le PIB des Antilles a reculé de plus de 6 points en 2009 et celui de la Réunion de près de 3 points, tandis que les taux de chômage repassaient au dessus de 25%, ajoute la Fedom, dont "tous les membres réaffirment que la stabilité du contexte juridique, fiscal et social des entreprises est un paramètre essentiel pour permettre une sortie de crise le plus tôt possible".
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