Haut (de g. à d.) : G.Hoarau, P.Frogier, A.Soilihi - Bas (de g. à d.) : J ;Gillot; K.Claireaux, S.Larcher © DR
Ils sont 14 à avoir obtenu leur place au Sénat dimanche. Si certains sont des habitués, beaucoup vont y faire leurs premiers pas. Tour d’horizon des élus de l’Outre-mer.
NOUVELLE-CALEDONIE
Pierre Frogier (UMP) : sans surprise, le candidat de l’UMP a été élu. A 61 ans, ce fidèle de Nicolas Sarkozy a semblé le seul à éviter la division de la droite néo-calédonienne. Il est le président du Rassemblement-UMP et de la Province Sud. Il fut l’artisan de l’acceptation du drapeau indépendantiste kanak à côté de celui de la France. Egalement député à l’Assemblée national depuis 1996, il a choisi de privilégier le Sénat pour participer, selon lui, plus activement aux accords de Nouméa et aux transferts de compétences de la France vers la Nouvelle-Calédonie d’ici 2018. Il ne sera pas remplacé au Palais Bourbon.
Hilarion Vendegou (UMP) : le maire de l’Ile des Pins termine les sénatoriales dans un mouchoir de poche avec Frogier (238 voix contre 240) au second tour. Ce membre du Congrès profite du second siège de sénateur octroyé à la Nouvelle-Calédonie pour faire également son entrée au Palais du Luxembourg. Personnage discret du Rassemblement-UMP, cet ancien instituteur de 70 ans possède une double casquette d’élu politique et au sénat coutumier qui ne fait pas l’unanimité.
LA REUNION :
Michel Fontaine (UMP) : l’investiture UMP lui avait été donnée au grand dam de Jean-Paul Virapoullé le sortant. Ce dernier, sur une liste dissidente, a été battu et le parti présidentiel garde malgré tout son siège.
Jacqueline Fareyrolle (UMP) : connue avant tout comme chanteuse, elle était numéro deux sur la liste de Michel Fontaine "L’Union pour la Réunion". Elle s’adjuge ainsi un second mandat après celui de députée obtenu en novembre dernier. La présidente de l’Ile de la Réunion Tourisme a choisi de laisser sa place à l’Assemblée pour siéger au Sénat. La Réunion perd un député car elle ne sera pas remplacée.
Paul Vergès (PCR) : Figure incontournable voire tutélaire de la vie politique réunionnaise, il avait décidé de se lancer dans un nouveau challenge avec la course aux sénatoriales. Le fondateur du PC réunionnais (PCR) a déjà été sénateur de 1996 à 2004. Battu lors des dernières régionales, l’ancien homme fort de l’île conduisait la liste devant la sortante Gélita Hoarau. Doyen du Sénat dimanche soir à 86 ans, il a annoncé dans la foulée qu’il démissionnerait lundi en faveur de sa n°2. En cause, son incapacité à faire le plein des voix dans son propre camp (deux tiers des élus ont voté pour lui). Hoarau, militante PCR depuis ses 16 ans et enseignante, est tout particulièrement engagée auprès des enfants autistes.
Michel Vergoz (PS) : grâce à l’ancien maire de Sainte-Rose, le PS s’empare du nouveau siège attribué cette année. C’est la première fois depuis 20 ans qu’un élu socialiste de La Réunion ira au Sénat.
MAYOTTE :
Abdourahamane Soilihi (UMP) : le maire de Mamoudzou fait son entrée au Sénat. Comme l’autre élu mahorais, ce quinquagénaire, ancien enseignant, a été préféré aux deux sortants Ibrahim Ramadani (UMP) et Adrien Giraud (MDM-Modem).
Thani Mohamed Soilihi (DVG) : avocat au barreau de Mayotte depuis 1999, il est connu pour son investissement dans la lutte contre la délinquance. Il a contribué à la création de l’association Tama (L’Espoir). A 39 ans, il sera sans doute l’un des moins expérimentés en politique du Sénat avec le seul poste de conseiller municipal d’opposition à Sada à faire valoir.
SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON :
Karine Claireaux (PS) : La maire de Saint-Pierre avait échoué en 2004 d’une voix face au centriste Denis Detchevery. Cette fois-ci, ce dernier n’en a pas reçu une seule. L’élue socialiste, 47 ans, s’impose donc devant le candidat de droite Gérard Grignon, non investi par l’UMP, avec 54% des suffrages dès le 1er tour.
MARTINIQUE :
Maurice Antiste (app.PS) : il ne manquait plus qu’une place au Sénat pour cet élu de 58 ans qui aura tout connu ces 15 dernières années. Maire du François, conseiller général, 2e vice-président du CG, 2e vice-président du conseil régional, il avait reçu le soutien du président de la région Serge Letchimy. Candidat porté par le groupe "Ensemble pour une Martinique nouvelle" et le PPM, il a été élu dès le 1er tour.
Serge Larcher (app. PS) : Il est celui qui a fait définitivement basculer le Sénat à gauche. Lundi matin pour la métropole, l’homonyme du patron du Plateau a officialisé la mainmise de la gauche sur ces élections en étant réélu au second tour face à un autre sortant, Claude Lise (app socialiste). Elu pour la première fois il y a sept ans, le natif du Diamant, 66 ans, fut également maire de la ville, vice-président du conseil général et président de l’Association des maires de la Martinique jusqu’en 2008. Cet ancien professeur d’histoire-géographie est également membre de la commission des affaires sociales au Sénat.
GUADELOUPE :
Jacques Gillot (app.PS) : avec 62,5% des voix dès le 1er tour, le sortant a été réélu sans difficulté. Ce médecin de 63 ans préside le conseil général depuis 2001 où il possède une large majorité consensuelle.
Félix Desplan (PS) : le maire de Pointe-Noire fait son entrée au sénat. Le candidat du PS, 68 ans, ancien principal à la retraite, est membre du Comité du patrimoine culturel de la Guadeloupe. Il chipe le dernier siège de sénateur au sortant socialiste Claude Lise.
Jacques Cornano (app.PS) : l’île de Marie-Galante possède désormais son sénateur, après avoir obtenu son député européen (Patrice Tirolien). Le maire de Saint-Louis de Marie-Galante, soutenu par le maire des Abymes Eric Jalton, a été élu au second tour. Il représentera les îles du sud
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