Les ministres se sont réunis ce matin à l’Elysée © DR
Réunis mercredi en conseil des ministres les membres du gouvernement ont affiché leur satisfaction quant à leurs efforts déployés pour l’Outre-mer.
Pas moins de "90% des 137 mesures du Conseil interministériel pour l’Outre-mer sont réalisées ou en voie de l’être à court terme", a affirmé la ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard. Des mesures décidées en 2009 lors d’un Conseil interministériel pour l’Outre-mer (CIOM), après la crise qui a secoué les Antilles françaises au début de cette même année.
Ainsi, les ministres de l’Intérieur, du Travail, de l’Education, de l’Agriculture et de la Culture ont exposé l’avancée des réalisations Outre-mer. Ils se sont tour à tour félicités des efforts accomplis, notamment en termes d’emploi. Les départements d’Outre-mer connaissent un taux de chômage bien supérieur à ceux des départements de l’Hexagone, dépassant les 20%. Fin septembre 2011, le nombre de contrats de professionnalisation pour les jeunes avait augmenté de 5 % outre-mer, précise le compte rendu de ce Conseil, qui insiste également sur l’enveloppe globale de contrats aidés, en augmentation de 13% par rapport à 2010.
Lutte contre l’obésité
Autre domaine de satisfaction pour le gouvernement : la santé. " Un travail avec les producteurs locaux est en cours afin que la teneur en sucre des produits soit la même outre-mer qu’en métropole", précise le compte-rendu. L’Assemblée nationale a repoussé début octobre, une proposition socialiste d’interdire au 1er janvier 2013 la vente en Outre-mer de produits alimentaires plus sucrés que ceux de marque similaire dans l’Hexagone.
Les ministres présent ont ensuite exposé leurs réalisations, valorisant l’accent mis sur le logement social (6.500 mises en chantier financées soit 2.000 de plus que la moyenne des années précédentes), la lutte contre l’illettrisme et développement d’internats d’excellence. Ils ont aussi rappelé les différentes évolutions institutionnelles (départementalisation de Mayotte, fusion région-département en Guyane et Martinique, règles contre l’instabilité en Polynésie) ou encore l’hommage rendu à Aimé Césaire au Panthéon.
L’aide aux projets de développement endogènes agricoles depuis 2010 avec une enveloppe de 40 millions par an n’a pas été oubliée. Pourtant pour nombre d’économistes, la crise actuelle que traverse Mayotte, en grève depuis un mois n’est pas sans lien avec le monopole des grandes enseignes de distribution dans le département et l’absence de concurrence. Un développement de la production et du commerce locaux se font attendre sur place.
En mai 2011, Victorin Lurel, député et président de la région Guadeloupe dénonçait un "bilan calamiteux" de l’action du gouverrnement. Selon lui le taux d’exécution des mesures du CIOM était de 19,8% seulement en Guadeloupe, 22,2% en Guyane, 18,3% en Martinique, 25,6% à la Réunion, 5,9% à Saint-Martin, 11,8% à Saint-Pierre-et-Miquelon et 16% dans l’Hexagone.
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