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Publié le 02/09/2010 | 16:08

TRANSPORT AERIEN. Air Caraïbes toujours en forme

Par Rfo.fr (avec AFP)

La compagnie française Air Caraïbes, spécialiste des Antilles et de la Guyane, prévoit une croissance de près de 9% de son trafic passagers cette année.

© DR "En 2009, nous avons transporté 1,067 million de passagers, pour 2010, nous prévoyons 1,15/1,16 million de passagers, soit une croissance d’environ 9%", a déclaré le président du directoire, Marc Rochet, lors d’un entretien.
La compagnie, numéro 2 derrière Air France sur les liaisons entre la métropole et les Antilles avec 27% de parts de marché, table toujours sur un chiffre d’affaires d’environ 280 millions d’euros contre 251 millions l’an passé (+11,5%), a ajouté M. Rochet, aux manettes de la compagnie depuis près d’un an.
Sur le plan stratégique, Marc Rochet, qui a fait toute sa carrière dans l’aérien — d’Air Inter à L’Avion en passant par Air Guadeloupe, AOM, Air Liberté ou Air Littoral — n’envisage pas de diversification de lignes en dehors des Antilles.

Concurrence féroce avec Air France
"Il faut deux à trois ans pour rentabiliser une nouvelle ligne ; or, nous en avons lancé trois en deux ans : Cayenne (décembre 2008, ndlr), Saint-Martin et Port-au-Prince (décembre 2009, ndlr)", a-t-il expliqué, précisant que Cayenne n’est pas encore rentable, même s’il estime
pouvoir atteindre le seuil de rentabilité prochainement. La compagnie détient 27% de parts de marché sur cette desserte, le reste étant détenu par Air France.
"L’année dernière, nous étions proches de l’équilibre (sur Paris-Cayenne) mais Air France a violemment réagi en baissant ses prix de 15% cette année", a-t-il encore commenté.
Pour conforter son développement — la compagnie gagne deux points de parts de marché depuis 2008 — Air Caraïbes compte multiplier les fréquences de vols et ouvrir dans les mois prochains une liaison vers Macapa, au Brésil, depuis son réseau régional.

Un trio enrichissant
La desserte se fera au départ d’une des ses deux plates-formes antillaises : Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) ou Fort-de-France (Martinique).
Interrogé sur la ligne Paris Port-au-Prince lancée un mois avant le séisme en Haïti, Marc Rochet la qualifie de "route d’investissement".
"Ce qui est arrivé est un drame terrible mais je pense qu’il faut y être. On y croit. Les échanges entre les élites haïtiennes installées à New York et en France et la population en Haïti sont très forts", a-t-il déclaré, estimant avoir "les moyens de ce développement" grâce au succès notamment de la ligne Paris-Pointe-à-Pitre.
Le coefficient de remplissage sur ces vols est de 84 à 85%, a encore précisé le dirigeant.
S’agissant de son concurrent en difficulté Corsairfly, actuellement en restructuration, Marc Rochet "ne souhaite en aucun cas sa sortie du marché".
"Ce serait très mauvais pour Air Caraïbes. Un duopole avec Air France ne serait pas stable. A trois, on est dans un certain bon sens pour les clients et l’économie", a-t-il commenté.

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