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Publié le 17/05/2010 | 11:35

MUSIQUE. Dancehall, une scène cachée, mais pas muette

Par Maité KODA

En dépit d’une mauvaise réputation et d’une absence de médiatisation, la scène dancehall francophone poursuit un parcours entamé à la fin des années 80.

On ne les voit pas à la télévision, on ne les entend pas plus sur les ondes hexagonales. Leur musique est considérée comme communautaire par leurs détracteurs. Pourtant les artistes de dancehall continuent d’assurer sorties d’albums et concerts, remplissant parfois les plus grandes salles parisiennes d’un public hétéroclite. Né en Jamaïque, ce courant musical se veut le reflet de la réalité des chanteurs à travers leurs messages, qui vont de la déclaration d’amour à l’incantation mystique.

La scène antillaise garde le cap

Peu médiatisé, victime d’une mauvaise réputation, le milieu reggae dancehall antillais continue néanmoins de séduire le public.

Admiral T, Krys et Lord Kossity en sont certainement les représentants les plus connus. Mais l’univers du dancehall antillais est loin de se cantonner à ces noms. Le milieu fourmille d’artistes, de courants et d’influences. Peu ou pas médiatisés, les chanteurs s’activent depuis de longues années en France. Leur terrain d’expression va du sound system guadeloupéen à la scène du Zénith de Paris... (Lire la suite)

De l’anecdote sexuelle à l’analyse politique

Entre chansons d’amour, propositions indécentes et messages politiques, le reggae dancehall révèle avant tout les préoccupations quotidiennes d’une jeunesse antillaise.

Au premier abord, difficile de trouver des thématiques propres au dancehall, qu’il soit antillais ou jamaïcain. Un gouffre semble séparer le mystique « Prié Jah » de Tiwony de « An vlé an Gal » de Krys, dans laquelle le chanteur réclame une fille « toujours bien habillée, qui ne le laissera jamais tomber ». Ces registres différents s’inscrivent néanmoins dans la lignée du reggae-dancehall, qui se veut un reflet de ces sociétés caribéennes... (Lire la suite)

Homophobie, étiquette ou état de fait ?

Avérée ou fantasmée, la réputation homophobe du milieu est tenace.

C’est comme une vilaine tache qui refuse de partir. Les accusations d’homophobie à l’encontre de quelques artistes ont construit au dancehall une réputation qui lui colle à la peau. Si parmi le public, les inconditionnels du genre ont vite fait de les oublier, la majorité de l’opinion associe irrémédiablement cette scène à ces discriminations... (Lire la suite)

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