Dossiers - TOURISME

Publié le 12/04/2011 | 15:50

La Barbade : un charme "so british"

Par Timothy MIRTHIL

Une "chattel house" typique de la Barbade © Timothy Mirthil/France Télévisions Encore peu connue du public français, l’île de la Barbade pourrait bien devenir une destination de choix pour une clientèle en quête de nouveauté.

Campée entre le sud-est de la Martinique et le nord-est du Venezuela, la Barbade intéresse aussi de plus en plus de professionnels du tourisme. Une destination « art de vivre » appelée à s’imposer sur le marché du tourisme en France, comme en Europe.

Invitation à la douceur

Les premiers pas sur l’île de la Barbade sont une invitation à la douceur. De petites routes sinueuses traversent une campagne dominée par le vert des plantations de canne, bordées par de petites maisons aux couleurs chatoyantes. Les Bajans, les Barbadiens en créole, les surnomment "chattel house". Mauves, jaunes ou bleu ciel, ces petites constructions originales logeaient les travailleurs des plantations. Composées de bois et assemblées sans clous, elles ont la particularité de ne pas être fixées au sol. Montées sur des roues, elles permettaient à ses usagers de les déplacer en cas de nécessité ; par exemple, si un autre emploi s’offrait à eux.

En traversant aux aurores cette île plate de 430 km2, on aperçoit partout les petits Bajans flanqués de leur uniforme d’écolier, attendant le bus scolaire au pied de ces maisons. Ces petites scènes de vie, paisibles, apparemment ordinaires, confèrent à la Barbade un charme particulier : une ambiance légèrement surannée, un peu rétro, typique des îles british de la Caraïbe. Seules les voitures rappellent la vie moderne.

Un tourisme haut de gamme

Car la seconde chose marquante sur cette île est l’aisance de la plupart des Bajans. Outre le parc automobile très contemporain, la qualité des constructions ou le prestige des infrastructures publiques révèle un Etat plutôt aisé.
Principale source de revenus, le tourisme. Le secteur offrirait une rémunération directe ou indirecte à plus de 10% des 268 000 habitants. "L’atout majeur de la Barbade en comparaison des autres îles caribéennes est l’existence d’excellentes infrastructures : eau, routes, sûreté, Internet, électricité...", précise Titti Kerr, directrice du réceptif West Indian International Tours (www.wiit.net). Un atout pour des touristes en quête de confort mais aussi très attentifs à la qualité de la réception. "L’ambiance chaleureuse et l’accueil des locaux, la diversité des hébergements, un large choix d’activités et de bons restaurants, offrent un cadre privilégié aux touristes de l’île", assure Titti Kerr.

Plages et réceptifs

Les plages de la Barbade n’ont rien à envier à celles du reste de la Caraïbe © Timothy Mirthil/France Télévisions Côté plage, la Barbade rivalise sans complexe avec ses voisines des petites Antilles. La côte Est, avec ses falaises rocheuses et ses vagues puissantes, est un petit paradis pour les surfeurs. Plus au nord se dressent de magnifiques falaises où viennent se fracasser les puissantes vagues de l’atlantique. Au sud, des plages de sable blanc et une mer turquoise incitent au farniente.

Beaucoup de grands hôtels bordent ces 400 km de côte. Etablissements de charme haut de gamme, ils ont le mérite, par leur exigence de confort, de préserver l’environnement qui les entoure. Parmi eux, The Crane, au Sud-Est, réputé pour sa plage de sable rose. Dans le Nord-Ouest, à coté de la charmante ville de Speightown, le Cobblers Cove , flanqué du label Relais et Château joue la carte du charme en privilégiant un luxe très british ; tandis que le Bougainvilliers, plus au Sud, allie douceur créole pour des vacances familiales.

Culture créole

Indépendante depuis 1967 mais toujours membre du Commonwealth, la Barbade reste très attachée à son passé british et à sa vie créole. "Opéra, polo, courses épiques, crickets, la Barbade sait préserver son art de vivre", précise Sarah Saint-Martin, de l’agence Indigo Consulting (http://www.indigofrance.com), chargée de la communication auprès de l’Office du tourisme de la Barbade en France.

Ce métissage se retrouve évidement dans les assiettes ; le fameux poisson volant, accompagné de riz aux haricots est sur tous les marchés de Brightown. Comme dans d’autres îles de la Caraïbe, le plantain se mêle au poulet frit. Et les amateurs de bière opteront pour la Banks, la bière locale. L’île aime les animations. Chaque week-end, le paisible village de pêche d’Oistins se métamorphose en promenade culinaire où se côtoient familles Bajans et touristes, au plus près de la vie locale.

Une destination encore difficile d’accès

Si vous résidez en France hexagonale, il vous faudra un peu de courage pour rejoindre ce petit paradis. La destination reste encore difficile d’accès ; et les touristes français qui s’y aventurent sont encore peu nombreux. Ils étaient 2 524 à faire le voyage en 2010. Des chiffes que les professionnels du tourisme français espèrent améliorer. « Nous cherchons à promouvoir le marché français vers la Barbade dans le cadre du développement du marché européen. Actuellement, la plupart des touristes du continent sont allemands », explique Sarah Saint-Martin.

Le seul obstacle reste en effet l’accès aérien. Aucun vol direct n’existe entre Paris et la Barbade ; pour vous y rendre, il vous faudra faire une escale par Londres ou Francfort. "Il n’existe pas encore de vol direct mais rien n’est définitif. Pour le moment, nous cherchons à ouvrir un vol depuis la Martinique et la Guadeloupe avec Air Caraïbe et Air Alliat, comme pour Sainte-Lucie. Si le tarif de la destination ne permet pas un marché de masse, elle peut intéresser les ‘niches’ que sont les lunes de miel, les sports nautiques, et le charme haut de gamme", poursuit Sarah Saint-Martin.

Pour les plus curieux ou les amateurs de nouveauté, cette île, pour l’instant promue auprès des professionnels du tourisme, devrait bientôt faire l’objet d’une plus ample communication auprès des voyageurs.

Vue de Bridgetown, la capitale © Timothy Mirthil/France Télévisions Trois questions à Robert Keysselitz, vice-président Europe continentale pour l’Office de tourisme de la Barbade

Quelle est votre stratégie de développement pour promouvoir la destination en Europe ?
Robert Keysselitz : Accroître la notoriété de la destination via des actions de relations presse et des campagnes de communication. Nous voulons positionner la Barbade comme destination « art de vivre », avec la création d’un site Internet européen au printemps 2011. Pour cela, nous allons développer l’accès aérien depuis les différents pays concernés comme la France, l’Italie, la Scandinavie, la Russie et Allemagne.

Comment promouvoir cette destination encore peu connue en France ?
Robert Keysselitz : L’idéal serait le développement d’un vol direct Paris/La Barbade. Des négociations sont en cours. Nous accentuons aussi notre communication auprès des professionnels du tourisme : huit Tours Opérateurs programment la Barbade désormais (Tropicalement Vôtre, Voyageurs du Monde, Odysseus, Iles du Monde, Nouvellesiles.com, Terres & Oceans, Voyages Galia et Kuoni Emotions).

Envisagez-vous le développement d’un axe Martinique-Guadeloupe/Barbade ?
Robert Keysselitz : Oui, tout à fait. C’est un axe très intéressant, à la fois pour les Français vivant aux Antilles mais également pour augmenter les arrivées de France hexagonale, grâce à de meilleures connections avec les vols provenant de Paris.

A savoir : La Barbade est...

► une île d’environ 34 km du nord au sud par 23 km d’ouest en est, située dans l’archipel des Caraïbes. La capitale Bridgetown est située sur la côte sud-ouest de l’île ;
► formée sur un sol calcaire et corallien, l’île culmine à 336 mètres au-dessus du niveau de la mer et profite d’un climat tropical tempéré ;
► idéale aux mois de janvier et février ; les températures y sont douces et l’air sec. La température oscillant entre 24°C et 30°C toute l’année ;
► une île anglophone où l’on parle plus volontiers le Bajan, le créole local ;
► l’île du Calypso et de la Soca ;
► l’île du plus ancien rhum du monde, le Mount Gay, produit depuis 1703.

Infos pratiques

Depuis Paris, correspondances aux aéroports de Gatwick Londres (Grande-Bretagne) ou de Francfort (Allemagne). La compagnie aérienne allemande Condor assure deux rotations par semaine entre Francfort et Bridgetown (capitale de la Barbade), les lundis et vendredis.
Les horaires sont aménagés pour permettre de connecter les vols entre Paris et les principales villes de province françaises. L’aller/retour est proposé à partir de 799 euros TTC par personne au départ de l’aéroport Roissy - Charles de Gaulle.

Contact :
Office de tourisme de la Barbade
s/c Indigo Consulting 
10 rue Pergolèse
75116 Paris

Tél : 01 40 28 10 00

http://www.visitbarbados.org/
Page Facebook : http://www.facebook.com/pages/La-Barbade/337007931393

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