Le 10 mai 2001, le Sénat français adoptait en deuxième et dernière lecture la proposition de loi de la députée de Guyane Christiane Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Cinq ans plus tard, le 10 mai devenait par décret « Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Témoignages, historique, vidéos, programmes des manifestations…
Christiane Taubira, députée de Guyane © Jody Amiet/AFP
Christine Taubira : "Cette loi m’a grandie"
La loi qui reconnaît la traite négrière et
l’esclavage comme un crime contre l’humanité a été promulguée par
l’Assemblée nationale le 21 mai 2001. A son initiative, Christiane
Taubira, députée de Guyane. Une décennie plus tard, elle revient sur un
combat, personnel, mais aussi pour la mémoire collective.
Votre loi a dix ans. Quel regard peut-on porter sur elle aujourd’hui ?
Christiane Taubira :
Elle a modifié le code pénal français puisqu’il y a désormais une
reconnaissance officielle et solennelle et une modification des
programmes scolaires dans laquelle est engagée le gouvernement. Elle est
exécutée de manière satisfaisante. Un rapport annuel est publié, il
fait était de l’enseignement au primaire, au collège et au lycée. Ce
sont d’incontestables progrès. La journée de commémoration est installée
depuis six ans. Le Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage a
été créé par la loi. C’est installé dans le paysage, on a trouvé le
rythme de croisière. (Lire la suite...)
Nicolas Sarkozy prononçant son discours, le 10 mai 2011 © AFP
Nicolas Sarkozy : "Cette faute est inexpiable"
Le président de la République a rendu un hommage appuyé aux luttes des
esclaves pour leur liberté dans un discours marquant la sixième Journée
nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs
abolitions.
« On leur prit tout : leur dignité, leur liberté, leur vie, leurs
rêves, leur histoire, leurs joies. On leur retira leur nom d’homme. On
en fit du bétail, et de leurs enfants aussi » a gravement déclaré Nicolas Sarkozy dans son discours au Jardin du Luxembourg.
« La traite et l’esclavage furent les premiers crimes contre l’humanité »
a souligné le chef de l’Etat, après avoir longuement cité le « Cahier
d’un retour au pays natal » du poète martiniquais Aimé Césaire. « Cet
esclavage fut pire encore que celui de l’Antiquité car il ne trouva pas
seulement sa justification dans l’intérêt économique, dans l’appât du
gain. Il la trouva aussi et même d’abord dans le racisme. Ce qui rend la
traite et l’esclavage comparable à l’entreprise d’extermination
totalitaire c’est qu’ils ont trouvé leur justification intellectuelle et
morale dans l’idée de race inférieure. » (Lire la suite...)
François Durpaire © DR
François Durpaire : "Cette histoire nous concerne tous"
Présent aux commémorations, mardi au Jardin du
Luxembourg, François Durpaire, membre du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, historien spécialiste de
l’esclavage et de la culture américaine, s’est félicité de la tenue
d’un tel évènement pour célébrer les 10 ans de la loi Taubira, même s’il
regrette l’absence des ténors du PS et le manque de médiatisation des
célébrations.
Etes-vous satisfait de la cérémonie organisée aujourd’hui pour les 10 ans de la loi Taubira ?
François Durpaire :
La stèle reconnaissant le rôle des esclaves dans la construction du
droit humain, c’était important. Ce qui était important aussi, c’est ce
discours fort du président de la République. Il était pédagogique,
rappelait les choses qui se sont passées et permettait également aux
gens qui ne connaissaient pas l’histoire d’y rentrer de manière
intellectuelle, mais aussi émotive. Il y avait beaucoup de gens, c’était
un bel évènement trans-partisan. Mais on a aussi de grosses déceptions. (Lire la suite...)
Paroles d’historiens
Les historiens Pascal Blanchard et Marcel Dorigny
sont revenus sur le discours prononcé, au jardin du Luxembourg, par
Nicolas Sarkozy à l’occasion de la cérémonie de commémoration du 10 mai.
"Un discours d’apaisement" selon Blanchard, qui "devrait faire date", à
en croire Dorigny.
L’interview de Pascal Blanchard
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"Une leçon d’histoire". C’est par ces
mots que Pascal Blanchard a qualifié la prise de parole de Nicolas
Sarkozy mardi matin dans les jardins du Luxembourg. Quatre ans après le
discours de Toulon qui avait fait couler beaucoup d’encre, l’historien a
noté avec étonnement un "apaisement" mais aussi la certaine "profondeur" d’un discours qui "s’appuyait sur l’histoire". (Lire la suite...)
Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer © AFP
Marie-Luce Penchard : "L’histoire de tous les Français"
Dix ans après la loi Taubira, Marie-Luce Penchard,
désormais en charge de l’Outre-mer, juge que le travail de mémoire a
débuté, mais qu’il reste encore des choses à accomplir. Pour l’histoire
de la France et des Français.
Quelle valeur a pour vous cette commémoration ?
Marie-Luce Penchard :
Une valeur très importante cette année parce que c’est à la fois les 10
ans de la loi qui reconnaît l’esclavage comme crime contre l’humanité,
et l’année des Outre-mer. Nous avons donc souhaité donner une dimension à
cette journée de commémoration. Ce d’autant qu’en 10 ans, même s’il
reste encore beaucoup à faire, le travail du Comité pour la mémoire et
l’histoire de l’esclavage est concluant. (Lire la suite...)
Spécial 10 mai 2011 : Le programme des manifestations
Toute une série de manifestations sont prévues
pour commémorer la Journée nationale des mémoires de la traite, de
l’esclavage et de leurs abolitions ainsi que les dix ans de la Loi du 21
mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en
tant que crime contre l’humanité.
Cérémonie nationale mardi 10 mai à 11h
Cérémonie officielle dans le
Jardin du Luxembourg à Paris en présence du président de la République
(sur invitation uniquement). Une stèle en hommage aux esclaves pour leur
combat et leurs luttes pour leurs droits sera dévoilée à cette
occasion. (Lire la suite...)
Henri Emmanuelli, ancien secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer © AFP
Henri Emmanuelli : « Une reconnaissance institutionnelle »
Henri Emmanuelli, actuellement député PS des
Landes, a été secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer de mai 1981 à mars
1983, sous la présidence de François Mitterrand. Il explique comment
est venue l’idée d’instituer un jour de commémoration dans chaque
département d’Outre-mer et évoque les rapports de Mitterrand à ces
régions.
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La suggestion de Césaire
« J’avais
parlé avec Aimé Césaire en disant que je souhaitais que l’on marque de
manière formelle et institutionnelle la reconnaissance de ce qu’avait
été l’esclavage, et c’est lui qui m’avais suggéré de faire un jour de
congé dans chaque département et territoire d’Outre-mer. Comme il y
avait de la difficulté à s’accorder, car l’histoire s’est déroulée
différemment dans chaque DOM, on avait décidé que chaque département
choisirait son jour de commémoration ». (Lire la suite...)
L’esclavage se modernise
Dans son discours prononcé le 10 mai 2006 pour
célébrer le 5e anniversaire de la loi Taubira, Jacques Chirac évoque
officiellement les formes modernes d’esclavage en France et dans le
monde. Pour Jean-Michel Deveau, spécialiste de l’histoire de
l’esclavage, l’esclavage moderne est toujours d’actualité dans le monde,
sous des formes de plus en plus variées.
Comment définiriez-vous l’esclavage moderne ?
Jean-Michel Deveau :
On parle de personnes qui sont achetées, vendues, privées de leur
liberté, et sur lesquelles on opère des violences pour les contraindre à
travailler dans telle ou telle situation. C’est la définition juridique
de l’ONU. Il s’agit notamment de la prostitution contrainte où des
femmes sont enlevées, principalement en Europe de l’Est et en Russie.
Elles sont conduites en Europe occidentale voire plus loin. Elles sont
soumises à des traitements inhumains, au sens où on pourrait définir des
cas qui relèvent de crimes contre l’humanité. (Lire la suite...)
Le port de Nantes au XVIIIe © Musée des Ducs de Bretagne
Nantes assume son passé
Depuis plus de 20 ans, Nantes a engagé un vaste
travail de mémoire sur son histoire de premier port négrier de France.
C’est dans ce contexte que l’association Agora Karayib de
Clichy-la-Garenne est partie sur les traces du passé de la ville.
"Elle est le seul témoin, cette eau qui relie les continents et qui fut le tombeau de milliers d’Africains".
Ainsi, Octave Cestor, conseiller municipal de la ville, parle de la
Loire qui vit, à Nantes, partir tant de bateaux vers l’Afrique et le
Nouveau monde. Depuis 25 ans, les Nantais y jettent des fleurs pour
commémorer l’abolition de l’esclavage et la reconnaissance de la traite
négrière. Pas question d’évincer cette sombre partie de l’histoire dans
la Cité des Ducs de Bretagne. (Lire la suite...)
Le Royaume-Uni emboîte le pas à la France
Il a fallu attendre 1848 pour que l’esclavage soit aboli en France.
L’Empire britannique, au terme d’un long travail des mouvements
antiesclavagistes, avait, lui, pris 15 ans d’avance. Mais le voisin
britannique a tardé à reconnaître officiellement la place de la traite
négrière dans son histoire. Le Sénégal, lui, a ouvert la voie aux
nations africaines.
Au Royaume-Uni, une vision décomplexée et une véritable prise de conscience
L’esclavage a été aboli dans l’Empire britannique en 1838. Mais il
aura fallu attendre la toute fin d’exercice du Premier ministre
travailliste Gordon Brown pour que le Royaume-Uni détermine une date de
commémoration de l’abolition de l’esclavage (8 avril 2010), désormais
fixée chaque année par le gouvernement. (Lire la suite...)
Lilian Thuram © AFP
Lilian Thuram : "on ne naît pas raciste"
Dans le cadre du 3e Festival Sans chaînes de
Pontarlier (Jura), Lilian Thuram s’est rendu au Fort de Joux vendredi 6
mai. Une visite pleine d’émotion pour l’ancien joueur de football,
notamment dans la cellule de Toussaint Louverture.
Quelles sont vos impressions après cette visite ?
Lilian Thuram :
Beaucoup d’émotion. C’est vrai qu’être dans ce lieu, dans la cellule de
Toussaint Louverture où il a été enfermé et est mort, c’est beaucoup
d’émotion et de colère. On se dit que des personnes qui luttent contre
des injustices finissent par mourir parce que leur cause est remise en
question. Mais heureusement qu’il y a des personnes comme ça pour que la
société avance. (Lire la suite...)
Brigitte Girardin, ancienne ministre de l’Outre-mer © AFP
Brigitte Girardin : "Il est temps d’assumer"
Ancienne ministre de l’Outre-mer sous les
gouvernements Raffarin et Villepin de 2002 à 2007, Brigitte Girardin est
à l’initiative de la création du Comité pour la mémoire et l’histoire
de l’esclavage. Elle revient sur la genèse de ce projet et sur le choix
du 10 mai pour la date de la commémoration.
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Venant après la Fête
du travail (1er mai) et la commémoration de l’armistice de la Seconde
guerre mondiale (8 mai), la date du 10 mai a souvent prêté à polémique.
Pourquoi pas le 27 avril ? La date de la proclamation de l’abolition de
l’esclavage en 1848 par Victor Schoelcher aurait pu convenir. (Lire la suite...)
Jimmy Jean-Louis © Kevin Winter/AFP
Jimmy Jean-Louis : de Heroes à Toussaint Louverture
Acteur, danseur et mannequin haïtien, révélé aux
yeux du grand public par la série américaine Heroes en 2006, Jimmy
Jean-Louis est aussi un homme engagé pour son île natale à travers son
association. Celui qui tourne l’adaptation télévisuelle sur
Toussaint-Louverture s’amuse d’être passé de l’"Haïtien dans Heroes à un
héros de l’histoire haïtienne".
Quelle a été votre
réaction lorsque vous appris la promulgation de la loi Taubira qui
reconnaît la traité négrière et l’esclavage comme un crime contre
l’humanité ?
Jimmy Jean-Louis :
Il y a 10 ans, j’étais à Los Angeles, j’y vis encore aujourd’hui. Cela
n’a pas fait beaucoup de bruit là-bas. Mais en 2009, à l’occasion d’un
voyage en Guyane, j’ai eu l’occasion de rencontrer Christiane Taubira.
C’est une dame formidable, c’est là que j’ai vraiment pris connaissance
de cette loi. Il était temps que cette loi se fasse, même s’il reste
beaucoup de choses à accomplir pour améliorer l’égalité dans la société. (Lire la suite...)
George Pau-Langevin © DR
George Pau-Langevin : "Préserver ce moment important"
Députée PS du 20e arrondissement de Paris depuis
2007, George Pau-Langevin, avocate de formation, est en charge des
questions de justice au groupe socialiste de l’Assemblée nationale et de
la protection de l’enfance à la mairie du 20e. Elle donne son point de
vue sur les dix ans la loi du 21 mai 2001.
Quel est votre
sentiment dix ans après l’adoption de la loi Taubira, qui reconnaît la
traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité ?
George Pau-Langevin :
D’abord je me souviens du sentiment plutôt joyeux qui prévalait dans la
communauté antillaise, de tous ceux qui étaient venus assister à la
deuxième délibération à l’Assemblée nationale. Je crois que c’est une
loi parfaite. Christiane Taubira a su donner une forme juridique à cette
aspiration qui était très forte, très pressante chez les Antillais,
puisqu’elle venait après la commémoration des 150 ans de l’abolition de
l’esclavage. (Lire la suite...)
"Une histoire passionnante mais sans passion" (interviews chercheurs)
Longtemps absente des programmes, la période esclavagiste a désormais
une place à part entière au sein de l’éducation nationale. Une bonne
chose selon Philippe Régent, professeur d’histoire à la Sorbonne, et
Cécilia, étudiante en Master.
Interview de Philippe Régent
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Le débat sur la loi du 10 mai qui reconnaît la traite négrière et
l’esclavage comme un crime contre l’humanité a longtemps secoué le
microcosme politique. Pour ? Contre ? Dix ans après, les discussions sont
encore animées. L’enseignement de cette période sombre de l’histoire
française est désormais reconnu par le gouvernement et intégré aux
programmes scolaires, des classes de primaire jusqu’au lycée. (Lire la suite...)
Le siège de la CGT à Montreuil © AFP
La CGT veut commémorer l’abolition de l’esclavage
La CGT réclame la création d’un jour férié pour commémorer l’abolition
de l’esclavage, parmi les revendications au menu des "Assises de
l’Outre-mer" qu’elle organise jeudi et vendredi.
Ces assises, dont la deuxième édition se déroulera au siège de la
centrale syndicale à Montreuil (Seine-Saint-Denis), visent à faire
valoir les revendications et droits spécifiques des travailleurs
originaires des départements et territoires d’Outre-mer. La création d’un jour férié chômé et payé, le 10 ou le 23 mai, pour
commémorer l’abolition de l’esclavage et la loi Taubira qui reconnaît
l’esclavage et la traite négrière comme "crimes contre l’humanité" est notamment à l’ordre du jour. (Lire la suite...)
Marie-Luce Penchard et Françoise Vergès (à droite) © Ministère de l’Outre-mer
Pour ne pas oublier...
La ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard a annoncé mardi 3 mai que
Nicolas Sarkozy présidera une cérémonie à l’occasion de la Journée
nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs
abolitions, le 10 mai. Cette date correspond au dixième anniversaire de l’adoption de la
loi (à l’unanimité par le Sénat en deuxième et dernière lecture) reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre
l’humanité. La loi fut officiellement promulguée le 21 mai 2001 sous le numéro 2001-434.
Lors de cette cérémonie officielle, Nicolas Sarkozy dévoilera dans le jardin du Luxembourg une stèle en hommage "aux esclaves et à leurs descendants qui par leurs luttes, ont participé au fondement de notre République", a déclaré Marie-Luce Penchard à la presse. (Lire la suite...).
Vue de l’île de Gorée © Philippe Triay/France Télévisions
Le Sénégal commémore la traite négrière
Le Sénégal organise mercredi 27 avril la première commémoration de la traite
négrière en Afrique pour "réinstaurer la mémoire" sur le continent,
selon les organisateurs, un an après l’adoption par le gouvernement
sénégalais d’une loi criminalisant l’esclavage.
"C’est la première fois qu’on commémore en Afrique la traite
négrière. L’Afrique a été absente. Elle n’a pas pensé à nommer le crime", a déclaré à la presse, Karfa Diallo, président de la Fondation du mémorial de la traite des Noirs, basée à Bordeaux, l’un des ports français ayant participé à l’esclavage. "Nous voulons réinstaurer la mémoire en Afrique. La manifestation s’appelle l’Atlantique noir, le tombeau du crime",
a dit M. Diallo, en référence à la traversée de l’Atlantique par les
bateaux négriers venus d’Europe et se rendant en Amérique, via
l’Afrique, où étaient embarqués les esclaves. (Lire la suite...)
Une histoire, des abolitions
Chaque territoire d’Outre-mer où sévissait l’esclavage comporte sa
propre histoire de résistance et de lutte contre le système servile.
Retour sur les parcours de ces libérations.
L’abolition aux Antilles
En Guadeloupe et en Martinique, à force de révoltes et de
détermination, les esclaves ont arraché eux-mêmes leur liberté,
plusieurs jours avant que le décret d’abolition ne parvienne jusqu’à
eux. En Martinique comme ailleurs, les esclaves n’ont jamais cessé de
lutter pour obtenir leur liberté. Le 27 avril 1848, sous l’impulsion de Victor Schoelcher, un décret proclamant l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises est enfin adopté. Il entre en vigueur le 22 mai en Martinique. (Lire la suite...)
© Assemblée nationale
Histoire : 10 mai, 23 mai, 27 avril... une célébration multiple
Le 10 mai a été reconnu comme Journée nationale des mémoires de la
traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Mais ce n’est pas le seul
jour où l’abolition de l’esclavage est fêtée en France et notamment
dans les départements d’Outre-mer.
Si Jacques Chirac a rendu officielle la Journée nationale des mémoires
de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions le 10 mai, date
actée dans les textes de loi, la France compte également d’autres jours
de célébration. Autant de jours que de terres qui ont tourné le dos à
l’esclavagisme et ses méfaits. Elle n’est pas restée dans l’histoire, mais la date du 4 février 1794
fut la toute première célébrée. Ce jour-là, la Convention nationale
proclamait la première abolition de l’esclavage dans toutes les colonies
françaises, à l’exception de l’île Bourbon (actuelle Réunion) et des
Mascareignes. La loi sera révoquée en 1802 par Napoléon Bonaparte. (Lire la suite...)
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