Dossiers - SPECIAL 10 MAI 2011

Publié le 03/05/2011 | 14:48

La loi Taubira fête ses dix ans

Par La1ere.fr

Le 10 mai 2001, le Sénat français adoptait en deuxième et dernière lecture la proposition de loi de la députée de Guyane Christiane Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Cinq ans plus tard, le 10 mai devenait par décret « Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Témoignages, historique, vidéos, programmes des manifestations…

Christiane Taubira, députée de Guyane © Jody Amiet/AFP Christine Taubira : "Cette loi m’a grandie"

La loi qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme un crime contre l’humanité a été promulguée par l’Assemblée nationale le 21 mai 2001. A son initiative, Christiane Taubira, députée de Guyane. Une décennie plus tard, elle revient sur un combat, personnel, mais aussi pour la mémoire collective.

Votre loi a dix ans. Quel regard peut-on porter sur elle aujourd’hui ?

Christiane Taubira   : Elle a modifié le code pénal français puisqu’il y a désormais une reconnaissance officielle et solennelle et une modification des programmes scolaires dans laquelle est engagée le gouvernement. Elle est exécutée de manière satisfaisante. Un rapport annuel est publié, il fait était de l’enseignement au primaire, au collège et au lycée. Ce sont d’incontestables progrès. La journée de commémoration est installée depuis six ans. Le Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage a été créé par la loi. C’est installé dans le paysage, on a trouvé le rythme de croisière. (Lire la suite...)

Nicolas Sarkozy prononçant son discours, le 10 mai 2011 © AFP Nicolas Sarkozy : "Cette faute est inexpiable"

Le président de la République a rendu un hommage appuyé aux luttes des esclaves pour leur liberté dans un discours marquant la sixième Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

«  On leur prit tout  : leur dignité, leur liberté, leur vie, leurs rêves, leur histoire, leurs joies. On leur retira leur nom d’homme. On en fit du bétail, et de leurs enfants aussi  » a gravement déclaré Nicolas Sarkozy dans son discours au Jardin du Luxembourg.
«  La traite et l’esclavage furent les premiers crimes contre l’humanité  » a souligné le chef de l’Etat, après avoir longuement cité le «  Cahier d’un retour au pays natal  » du poète martiniquais Aimé Césaire. «  Cet esclavage fut pire encore que celui de l’Antiquité car il ne trouva pas seulement sa justification dans l’intérêt économique, dans l’appât du gain. Il la trouva aussi et même d’abord dans le racisme. Ce qui rend la traite et l’esclavage comparable à l’entreprise d’extermination totalitaire c’est qu’ils ont trouvé leur justification intellectuelle et morale dans l’idée de race inférieure.  » (Lire la suite...)

François Durpaire © DR François Durpaire : "Cette histoire nous concerne tous"

Présent aux commémorations, mardi au Jardin du Luxembourg, François Durpaire, membre du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, historien spécialiste de l’esclavage et de la culture américaine, s’est félicité de la tenue d’un tel évènement pour célébrer les 10 ans de la loi Taubira, même s’il regrette l’absence des ténors du PS et le manque de médiatisation des célébrations.

Etes-vous satisfait de la cérémonie organisée aujourd’hui pour les 10 ans de la loi Taubira  ?

François Durpaire  : La stèle reconnaissant le rôle des esclaves dans la construction du droit humain, c’était important. Ce qui était important aussi, c’est ce discours fort du président de la République. Il était pédagogique, rappelait les choses qui se sont passées et permettait également aux gens qui ne connaissaient pas l’histoire d’y rentrer de manière intellectuelle, mais aussi émotive. Il y avait beaucoup de gens, c’était un bel évènement trans-partisan. Mais on a aussi de grosses déceptions. (Lire la suite...)

Paroles d’historiens

Les historiens Pascal Blanchard et Marcel Dorigny sont revenus sur le discours prononcé, au jardin du Luxembourg, par Nicolas Sarkozy à l’occasion de la cérémonie de commémoration du 10 mai. "Un discours d’apaisement" selon Blanchard, qui "devrait faire date", à en croire Dorigny.
L’interview de Pascal Blanchard
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"Une leçon d’histoire". C’est par ces mots que Pascal Blanchard a qualifié la prise de parole de Nicolas Sarkozy mardi matin dans les jardins du Luxembourg. Quatre ans après le discours de Toulon qui avait fait couler beaucoup d’encre, l’historien a noté avec étonnement un "apaisement" mais aussi la certaine "profondeur" d’un discours qui "s’appuyait sur l’histoire". (Lire la suite...)

Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer © AFP Marie-Luce Penchard : "L’histoire de tous les Français"

Dix ans après la loi Taubira, Marie-Luce Penchard, désormais en charge de l’Outre-mer, juge que le travail de mémoire a débuté, mais qu’il reste encore des choses à accomplir. Pour l’histoire de la France et des Français.

Quelle valeur a pour vous cette commémoration  ?

Marie-Luce Penchard  : Une valeur très importante cette année parce que c’est à la fois les 10 ans de la loi qui reconnaît l’esclavage comme crime contre l’humanité, et l’année des Outre-mer. Nous avons donc souhaité donner une dimension à cette journée de commémoration. Ce d’autant qu’en 10 ans, même s’il reste encore beaucoup à faire, le travail du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage est concluant. (Lire la suite...)

Spécial 10 mai 2011 : Le programme des manifestations

Toute une série de manifestations sont prévues pour commémorer la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ainsi que les dix ans de la Loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.

Cérémonie nationale mardi 10 mai à 11h

Cérémonie officielle dans le Jardin du Luxembourg à Paris en présence du président de la République (sur invitation uniquement). Une stèle en hommage aux esclaves pour leur combat et leurs luttes pour leurs droits sera dévoilée à cette occasion. (Lire la suite...)

Henri Emmanuelli, ancien secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer © AFP Henri Emmanuelli  : «  Une reconnaissance institutionnelle  »

Henri Emmanuelli, actuellement député PS des Landes, a été secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer de mai 1981 à mars 1983, sous la présidence de François Mitterrand. Il explique comment est venue l’idée d’instituer un jour de commémoration dans chaque département d’Outre-mer et évoque les rapports de Mitterrand à ces régions.
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La suggestion de Césaire

«  J’avais parlé avec Aimé Césaire en disant que je souhaitais que l’on marque de manière formelle et institutionnelle la reconnaissance de ce qu’avait été l’esclavage, et c’est lui qui m’avais suggéré de faire un jour de congé dans chaque département et territoire d’Outre-mer. Comme il y avait de la difficulté à s’accorder, car l’histoire s’est déroulée différemment dans chaque DOM, on avait décidé que chaque département choisirait son jour de commémoration  ». (Lire la suite...)

L’esclavage se modernise

Dans son discours prononcé le 10 mai 2006 pour célébrer le 5e anniversaire de la loi Taubira, Jacques Chirac évoque officiellement les formes modernes d’esclavage en France et dans le monde. Pour Jean-Michel Deveau, spécialiste de l’histoire de l’esclavage, l’esclavage moderne est toujours d’actualité dans le monde, sous des formes de plus en plus variées.

Comment définiriez-vous l’esclavage moderne  ?

Jean-Michel Deveau  : On parle de personnes qui sont achetées, vendues, privées de leur liberté, et sur lesquelles on opère des violences pour les contraindre à travailler dans telle ou telle situation. C’est la définition juridique de l’ONU. Il s’agit notamment de la prostitution contrainte où des femmes sont enlevées, principalement en Europe de l’Est et en Russie. Elles sont conduites en Europe occidentale voire plus loin. Elles sont soumises à des traitements inhumains, au sens où on pourrait définir des cas qui relèvent de crimes contre l’humanité. (Lire la suite...)

Le port de Nantes au XVIIIe © Musée des Ducs de Bretagne Nantes assume son passé

Depuis plus de 20 ans, Nantes a engagé un vaste travail de mémoire sur son histoire de premier port négrier de France. C’est dans ce contexte que l’association Agora Karayib de Clichy-la-Garenne est partie sur les traces du passé de la ville.


"Elle est le seul témoin, cette eau qui relie les continents et qui fut le tombeau de milliers d’Africains".
Ainsi, Octave Cestor, conseiller municipal de la ville, parle de la Loire qui vit, à Nantes, partir tant de bateaux vers l’Afrique et le Nouveau monde. Depuis 25 ans, les Nantais y jettent des fleurs pour commémorer l’abolition de l’esclavage et la reconnaissance de la traite négrière. Pas question d’évincer cette sombre partie de l’histoire dans la Cité des Ducs de Bretagne. (Lire la suite...)

Le Royaume-Uni emboîte le pas à la France

Il a fallu attendre 1848 pour que l’esclavage soit aboli en France. L’Empire britannique, au terme d’un long travail des mouvements antiesclavagistes, avait, lui, pris 15 ans d’avance. Mais le voisin britannique a tardé à reconnaître officiellement la place de la traite négrière dans son histoire. Le Sénégal, lui, a ouvert la voie aux nations africaines.

Au Royaume-Uni, une vision décomplexée et une véritable prise de conscience
L’esclavage a été aboli dans l’Empire britannique en 1838. Mais il aura fallu attendre la toute fin d’exercice du Premier ministre travailliste Gordon Brown pour que le Royaume-Uni détermine une date de commémoration de l’abolition de l’esclavage (8 avril 2010), désormais fixée chaque année par le gouvernement. (Lire la suite...)

Lilian Thuram © AFP Lilian Thuram : "on ne naît pas raciste"

Dans le cadre du 3e Festival Sans chaînes de Pontarlier (Jura), Lilian Thuram s’est rendu au Fort de Joux vendredi 6 mai. Une visite pleine d’émotion pour l’ancien joueur de football, notamment dans la cellule de Toussaint Louverture.

Quelles sont vos impressions après cette visite  ?

Lilian Thuram  : Beaucoup d’émotion. C’est vrai qu’être dans ce lieu, dans la cellule de Toussaint Louverture où il a été enfermé et est mort, c’est beaucoup d’émotion et de colère. On se dit que des personnes qui luttent contre des injustices finissent par mourir parce que leur cause est remise en question. Mais heureusement qu’il y a des personnes comme ça pour que la société avance. (Lire la suite...)

Brigitte Girardin, ancienne ministre de l’Outre-mer © AFP Brigitte Girardin : "Il est temps d’assumer"

Ancienne ministre de l’Outre-mer sous les gouvernements Raffarin et Villepin de 2002 à 2007, Brigitte Girardin est à l’initiative de la création du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage. Elle revient sur la genèse de ce projet et sur le choix du 10 mai pour la date de la commémoration.
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Venant après la Fête du travail (1er mai) et la commémoration de l’armistice de la Seconde guerre mondiale (8 mai), la date du 10 mai a souvent prêté à polémique. Pourquoi pas le 27 avril  ? La date de la proclamation de l’abolition de l’esclavage en 1848 par Victor Schoelcher aurait pu convenir. (Lire la suite...)

Jimmy Jean-Louis © Kevin Winter/AFP Jimmy Jean-Louis : de Heroes à Toussaint Louverture

Acteur, danseur et mannequin haïtien, révélé aux yeux du grand public par la série américaine Heroes en 2006, Jimmy Jean-Louis est aussi un homme engagé pour son île natale à travers son association. Celui qui tourne l’adaptation télévisuelle sur Toussaint-Louverture s’amuse d’être passé de l’"Haïtien dans Heroes à un héros de l’histoire haïtienne".

Quelle a été votre réaction lorsque vous appris la promulgation de la loi Taubira qui reconnaît la traité négrière et l’esclavage comme un crime contre l’humanité  ?
Jimmy Jean-Louis   : Il y a 10 ans, j’étais à Los Angeles, j’y vis encore aujourd’hui. Cela n’a pas fait beaucoup de bruit là-bas. Mais en 2009, à l’occasion d’un voyage en Guyane, j’ai eu l’occasion de rencontrer Christiane Taubira. C’est une dame formidable, c’est là que j’ai vraiment pris connaissance de cette loi. Il était temps que cette loi se fasse, même s’il reste beaucoup de choses à accomplir pour améliorer l’égalité dans la société. (Lire la suite...)

George Pau-Langevin © DR George Pau-Langevin : "Préserver ce moment important"

Députée PS du 20e arrondissement de Paris depuis 2007, George Pau-Langevin, avocate de formation, est en charge des questions de justice au groupe socialiste de l’Assemblée nationale et de la protection de l’enfance à la mairie du 20e. Elle donne son point de vue sur les dix ans la loi du 21 mai 2001.

Quel est votre sentiment dix ans après l’adoption de la loi Taubira, qui reconnaît la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité  ?

George Pau-Langevin  : D’abord je me souviens du sentiment plutôt joyeux qui prévalait dans la communauté antillaise, de tous ceux qui étaient venus assister à la deuxième délibération à l’Assemblée nationale. Je crois que c’est une loi parfaite. Christiane Taubira a su donner une forme juridique à cette aspiration qui était très forte, très pressante chez les Antillais, puisqu’elle venait après la commémoration des 150 ans de l’abolition de l’esclavage. (Lire la suite...)

"Une histoire passionnante mais sans passion" (interviews chercheurs)

Longtemps absente des programmes, la période esclavagiste a désormais une place à part entière au sein de l’éducation nationale. Une bonne chose selon Philippe Régent, professeur d’histoire à la Sorbonne, et Cécilia, étudiante en Master.

Interview de Philippe Régent
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Le débat sur la loi du 10 mai qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme un crime contre l’humanité a longtemps secoué le microcosme politique. Pour  ? Contre  ? Dix ans après, les discussions sont encore animées. L’enseignement de cette période sombre de l’histoire française est désormais reconnu par le gouvernement et intégré aux programmes scolaires, des classes de primaire jusqu’au lycée. (Lire la suite...)

Le siège de la CGT à Montreuil © AFP La CGT veut commémorer l’abolition de l’esclavage

La CGT réclame la création d’un jour férié pour commémorer l’abolition de l’esclavage, parmi les revendications au menu des "Assises de l’Outre-mer" qu’elle organise jeudi et vendredi.


Ces assises, dont la deuxième édition se déroulera au siège de la centrale syndicale à Montreuil (Seine-Saint-Denis), visent à faire valoir les revendications et droits spécifiques des travailleurs originaires des départements et territoires d’Outre-mer. La création d’un jour férié chômé et payé, le 10 ou le 23 mai, pour commémorer l’abolition de l’esclavage et la loi Taubira qui reconnaît l’esclavage et la traite négrière comme "crimes contre l’humanité" est notamment à l’ordre du jour. (Lire la suite...)

Marie-Luce Penchard et Françoise Vergès (à droite) © Ministère de l’Outre-mer Pour ne pas oublier...

La ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard a annoncé mardi 3 mai que Nicolas Sarkozy présidera une cérémonie à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, le 10 mai. Cette date correspond au dixième anniversaire de l’adoption de la loi (à l’unanimité par le Sénat en deuxième et dernière lecture) reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité.
La loi fut officiellement promulguée le 21 mai 2001 sous le numéro 2001-434.

Lors de cette cérémonie officielle, Nicolas Sarkozy dévoilera dans le jardin du Luxembourg une stèle en hommage "aux esclaves et à leurs descendants qui par leurs luttes, ont participé au fondement de notre République", a déclaré Marie-Luce Penchard à la presse. (Lire la suite...).

Vue de l’île de Gorée © Philippe Triay/France Télévisions Le Sénégal commémore la traite négrière

Le Sénégal organise mercredi 27 avril la première commémoration de la traite négrière en Afrique pour "réinstaurer la mémoire" sur le continent, selon les organisateurs, un an après l’adoption par le gouvernement sénégalais d’une loi criminalisant l’esclavage.

"C’est la première fois qu’on commémore en Afrique la traite négrière. L’Afrique a été absente. Elle n’a pas pensé à nommer le crime", a déclaré à la presse, Karfa Diallo, président de la Fondation du mémorial de la traite des Noirs, basée à Bordeaux, l’un des ports français ayant participé à l’esclavage. "Nous voulons réinstaurer la mémoire en Afrique. La manifestation s’appelle l’Atlantique noir, le tombeau du crime", a dit M. Diallo, en référence à la traversée de l’Atlantique par les bateaux négriers venus d’Europe et se rendant en Amérique, via l’Afrique, où étaient embarqués les esclaves. (Lire la suite...)

Une histoire, des abolitions

Chaque territoire d’Outre-mer où sévissait l’esclavage comporte sa propre histoire de résistance et de lutte contre le système servile. Retour sur les parcours de ces libérations.

L’abolition aux Antilles
En Guadeloupe et en Martinique, à force de révoltes et de détermination, les esclaves ont arraché eux-mêmes leur liberté, plusieurs jours avant que le décret d’abolition ne parvienne jusqu’à eux. En Martinique comme ailleurs, les esclaves n’ont jamais cessé de lutter pour obtenir leur liberté. Le 27 avril 1848, sous l’impulsion de Victor Schoelcher, un décret proclamant l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises est enfin adopté. Il entre en vigueur le 22 mai en Martinique. (Lire la suite...)

© Assemblée nationale Histoire : 10 mai, 23 mai, 27 avril... une célébration multiple

Le 10 mai a été reconnu comme Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Mais ce n’est pas le seul jour où l’abolition de l’esclavage est fêtée en France et notamment dans les départements d’Outre-mer.

Si Jacques Chirac a rendu officielle la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions le 10 mai, date actée dans les textes de loi, la France compte également d’autres jours de célébration. Autant de jours que de terres qui ont tourné le dos à l’esclavagisme et ses méfaits. Elle n’est pas restée dans l’histoire, mais la date du 4 février 1794 fut la toute première célébrée. Ce jour-là, la Convention nationale proclamait la première abolition de l’esclavage dans toutes les colonies françaises, à l’exception de l’île Bourbon (actuelle Réunion) et des Mascareignes. La loi sera révoquée en 1802 par Napoléon Bonaparte. (Lire la suite...)

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