Le 31 octobre, 85 navigateurs chevronnés vont s’élancer pour la plus prestigieuse des transats en solitaire et tenter de rejoindre la Guadeloupe. Parmi eux, sept Ultramarins dont une femme.
Christine Monlouis à son arrivée en Guadeloupe@CLP/Francetélévisions
ROUTE DU RHUM 2010. Arrivée de Christine Monlouis en Guadeloupe
L’arrivée de Christine Monlouis en Guadeloupe n’est pas passée inaperçue. La skippeuse d’ "un monde bleu tout en vert" a été accueillie par de nombreux fans à l’aéroport Pôle Caraïbes.
L’émotion de Christine Monlouis était perceptible dès son arrivée. Quand elle a pu s’approcher de son comité d’accueil qui battait tambour depuis l’atterrissage de l’avion, alors, elle a fondu en larmes. Un peu comme si elle se demandait si tout cela était bien pour elle. Mais oui ! Sa première participation à la Route du Rhum vaut aujourd’hui à Christine Monlouis, rang de star en Guadeloupe. Son inscription sur la ligne de départ fait désormais partie de l’histoire : première femme guadeloupéenne à avoir participé à la course mythique. (Lire la suite)
Franck Cammas juste après son arrivée, en salle de presse © CLP/FranceTélévisions
Franck Cammas, une performance remarquable
(09 novembre 2010)
Le bateau est
impressionnant ! Il est énorme ! Lorsque Groupama 3 arrive dans la rade
de Pointe-à-Pitre, une ovation l’accompagne. Des milliers de spectateurs
sont au rendez-vous de la victoire.
La Route du Rhum est un
événement en Guadeloupe. Le fait que la manifestation n’ait lieu que
tous les quatre ans, n’est pas seul en cause. Le symbole de l’épreuve,
mais aussi la qualité requise pour les skippers, le gigantisme des
bateaux, confèrent à la course une allure d’épopée. Alors que les
embarcations sont à peu près à mi-chemin, la Guadeloupe devient une
ruche où l’on s’affaire pour recevoir le vainqueur. Et quand celui-ci
arrive, alors la liesse l’emporte. (Lire la suite).
Catherine LE PELLETIER
Les marins de Guadeloupe © Catherine Le Pelletier/France Télévisions
La Guadeloupe attend le vainqueur
(07 novembre 2010)
Alors qu’en mer, les skippers se livrent à une bataille contre la montre, à terre, la Guadeloupe est passée en mode action pour accompagner l’arrivée du vainqueur.
L’impact économique de la Route du rhum sur la Guadeloupe n’est pas perceptible au moment de la manifestation, où il n’y a pas grand afflux de touristes. Seuls, les professionnels, ainsi que ceux qui participent indirectement à la manifestation sont présents au moment de l’arrivée de la course. Mais ce n’est pas pour autant que celle-ci est insignifiante. Bien au contraire. Différents intérêts se mêlent à la compétition, ils sont économiques, culturels et touristiques et tous sont accompagnés d’un aspect festif. Et c’est la fête, le véritable lien entre les activités présentées. (Lire la suite).
Catherine Le PELLETIER
ROUTE DU RHUM 2010. Yves Ecarlat change de route
Le skipper calédonien a été contraint de modifier son plan de navigation en raison de son soucis de pilote automatique. Direction plus au Sud pour une mer plus calme.
L’adaptation et la réactivité sont des qualités indispensables chez un marin. Yves Ecarlat a du le prouver suite au soucis technique qu’il rencontre depuis deux jours. Ses deux pilotes automatiques fonctionnent mais la sonde vitesse de son bateau, couramment appelée "Speedo" déraille. Or, le pilote automatique régule l’allure du bateau en fonction des informations données par cette sonde vitesse. Embêtant quand la mer est agitée. Pour palier à ce problème, le skipper a passé le plus clair de son temps ses dernières 48 heures à la barre de son 40 pieds. (Lire la suite)
ROUTE DU RHUM 2010. Monlouis, "abandon obligatoire"
Suite à sa collision avec un bateau de pêche tôt ce matin (1h30), la navigatrice antillaise a été contrainte d’abandonner confirme son chargé de communication Erik Lequime.
Cela devait être une fête mais cela se termine en calvaire. Christine Monlouis, première Guadeloupéenne a participé à la Route du Rhum, est entré en collision avec un bateau de pêche à 150 miles de Saint Malo cette nuit. Vers 1h30, elle a contacté Jean Maurel, le directeur de course de la Route du Rhum pour signaler cet incident. "Elle a été prise dans les funes (les câbles, ndlr) du chalutier, ce qui a provoqué la collision", précise Erik Lequime, chargé de la communication de la navigatrice au sein de la société Feedback. (Lire la suite)
ROUTE DU RHUM. La Guadeloupe ivre du "Rhum" ?
La route du Rhum est, en Guadeloupe, l’occasion d’une immense liesse populaire. Vraie passion ou épiphénomène ? Différents acteurs du monde maritime antillais répondent.
Cela fait 32 ans que "l’histoire d’amour", selon les mots de Victorin Lurel dure. Le député président du Conseil régional de Guadeloupe a le sens de la formule pour qualifier l’enthousiasme de ses compatriotes. Dès la première édition, des milliers de Guadeloupéens se sont rués sur les berges de Pointe-à-Pitre pour voir arriver les marins et leurs "monstres" des mers. En 1978, ils ont pu assister à l’incroyable duel entre Mike Birch et Michel Malinovsky, le Canadien devançant le Français de 98 secondes seulement après 23 jours de course. Un finish au couteau pour une première, rien de mieux pour implanter dans l’esprit des gens un évènement sportif. (Lire la suite)
ROUTE DU RHUM 2010. Christine Monlouis, "mer" courage
Elle s’apprête à s’élancer dans la peau de la première femme guadeloupéenne à participer à la Route du Rhum. "Une chance" selon elle, mais aussi "une responsabilité". Portrait.
1990. Florence Arthaud est la première femme a remporté la Route du Rhum. 20 ans plus tard, l’histoire de la voile retiendra peut-être le nom de Christine Monlouis, première guadeloupéenne à s’élancer de Saint-Malo pour rejoindre Pointe-à-Pitre. Si elle avait du se fier à son premier contact avec les flots, la native de la région parisienne n’aurait sans doute participé à la Route du Rhum. Elle n’a que 8 ans lorsqu’elle pose les pieds sur le pont d’un bateau pour la première fois. La Bretagne, la classe de mer, le climat, tout cela, la Guadeloupéenne ne l’a pas oublié. "Il faisait très, très froid. Je n’ai vraiment pas aimé, c’était difficile", sourit-elle aujourd’hui. (Lire la suite)
ROUTE DU RHUM 2010. Luc Coquelin : "il faudra être audacieux"
Pour la quatrième fois, Luc Coquelin va s’élancer de Saint-Malo et tenter de rejoindre Pointe-à-Pitre. L’expérience aidant, il aborde sereinement et toujours avec le même enthousiasme cet évènement.
Avec son nez rouge de clown, Luc Coquelin prouve qu’il aime faire le pitre. Un bon point, quand on connaît, comme lui, parfaitement la destination de la Route du Rhum. C’est sa quatrième édition et l’enthousiasme est toujours là. Avec 35 ans à écumer les mers du globe, celui a été fait, en mars dernier, Chevalier de l’Ordre du Mérite Maritime est un habitué de la mer. Tour à tour mécanicien sur des cargos au long cours et voiliers, matelos sur des bateaux de pêche, ou encore moniteur de voile puis skippeur-amateur, c’est un euphémisme que de dire que la mer occupe une grande partie de sa vie. Abonné aux places d’honneur en Class 2 monocoque sur le "Rhum", il espère enfin accrocher son nom au palmarès de sa catégorie. (Lire la suite)
ROUTE DU RHUM 2010. L’eau Ecarlat
Seul résident de Nouvelle-Calédonie à participer à cette route du Rhum, la deuxième pour lui après celle en 2006, Yves Ecarlat aborde ce rendez-vous sans pression et avec l’espoir de terminer. Portrait.
Quand on vit sur un bateau, passez une vingtaine de jours seul au milieu de l’Atlantique n’effraie pas outre mesure. Yves Ecarlat, 44 ans, natif de Tours, attend sereinement le départ de cette neuvième route du Rhum. Le bateau est prêt, "il ne me reste que du ménage à faire, j’ai terminé le bricolage et les ajustements techniques, assure-t-il. S’y prendre trop tard peut fragiliser la sérénité du marin". La voix est posée, teintée de sourire. C’est celle d’un marin mesurant bien sa chance de participer pour la deuxième fois à la plus prestigieuse des transats en solitaire. Quand on connaît les galères pour trouver les partenaires, équiper son bateau, inscrire son nom sur la liste des participants est déjà un exploit. Le second en quatre ans pour un homme venu à la voile grâce à son père. (Lire la suite)
Route du rhum –La Banque postale : Les préparatifs à la cadence V
La Route du Rhum, course déjà mythique, est dans une phase active de préparation, le départ sera donné de Saint-Malo le 31 octobre 2010.
Cela fait 32 ans que la course existe. Cette année 2010 marquera la 9ème édition de la régate dont le niveau est l’un de plus hauts au plan mondial. Un rendez-vous qui se prépare depuis longtemps déjà. On en est à la toute dernière ligne droite.
L’avant-course
Le départ sera bien donné à 13h02 précises le dimanche 31 octobre, des rives de Saint-Malo. Mais déjà, l’avant-course est en marche. Cette année, ils seront 80. 80 couples marins/bateaux à prendre le départ vers la Guadeloupe. Pour participer à la course, l’inscription ne suffit pas, il a fallu aux skippers, une qualification, sur un circuit pré-défini, dans les conditions de la course, avec un suivi Immarsat. La prochaine étape est celle du 22 octobre, où toutes les embarcations devront être en rade de Saint-Malo, où un spectacle grandiose, sons et lumières, avec un village dédié les attend.(Lire la suite)
Retrouvez toute l’offre Route du Rhum 2010 et les vidéos sur RFO GUADELOUPE
85 embarcations s’élanceront le 31 octobre de Saint-Malo - KENZO TRIBOUILLARD ©AFP
ROUTE DU RHUM 2010. La Guadeloupe attend son "Rhum"
Le 31 octobre, 85 navigateurs
chevronnés vont s’élancer pour la plus prestigieuse des transats en
solitaire et tenter de rejoindre la Guadeloupe. Parmi eux, sept
Ultramarins dont une femme.
Au départ, il y a un rêve, celui de Michel
Etevenon, publicitaire de son état et passionné de navigation. Lassé de
la prédominance des Anglais, il décide de se passer d’eux et d’organiser
une transat "de la liberté" où monocoques et multicoques lutteront sans
spécification de classement et sans restriction de taille où
professionnels et amateurs s’affronteront avec la même règle du jeu et
où toutes les aides extérieures à la navigation seront autorisées sur un
parcours long de 6200 km qui relie Saint-Malo (Bretagne) à
Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Pour cette île de 1630 km² et de 400 000
habitants, c’est une opportunité énorme. La première a lieu en 1978 et
est remportée par le Canadien Mike Birch. Sept autres éditions suivront,
huit avec celle qui débute ce 31 octobre. Cette année, cinq
Guadeloupéens tenteront le pari fou de la traversée et de populariser
une pratique encore un peu élitiste. Parmi eux, Luc Coquelin, le "doyen"
pour qui ce sera la quatrième et Christine Monlouis, novice et première
caribéenne à s’élancer. Face à leur prédominance des Antillais, un seul
Néo-Calédonien, Yves Ecarlat tentera lui aussi l’aventure. Départ le
31, arrivée prévue pour les plus rapides aux alentours du premier
week-end de novembre.
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