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Publié le 12/08/2010 | 11:36

FOOTBALL. De l’envie, une défaite

Par Benoît JOURDAIN

L’équipe de France s’est inclinée mercredi en Norvège (2-1) son premier match de l’ère Laurent Blanc. Les Ultramarins ont tenté sans toutefois réellement convaincre, à l’instar des Bleus.

Guillaume Hoarau s’est frotté à la défense rugueuse de la Norvège - BERTRAND GUAY ©AFP La pluie qui tombait sur l’Ullevaal Stadion d’Oslo n’est pas forcément un mauvais signe pour ces premiers Bleus de Blanc. Mais elle est venue doucher quelques peu l’enthousiasme qui avait naquit autour de ses débuts très attendus. Première du sélectionneur, mais premières également pour de nombreux joueurs au coup d’envoi. Première sélection pour Aly Cissokho, Yann Mvila, Adil Rami, Stéphane Ruffier, Charles Nzogbia, Guillaume Hoarau. Première titularisation pour Loïc Rémy et capitanat pour Philippe Méxès. Tout un symbole : le défenseur romain, paria sous l’ère Raymond Domenech, aujourd’hui capitaine sous la direction de Laurent Blanc, une manière de bien faire comprendre qu’une page se tourne. Les premières minutes sont encourageantes, le ballon tourne bien. Le jeune Rennais Yann Mvila s’érige en patron du milieu, récupère, oriente, joue vers l’avant. Samir Nasri fait parler sa technique, tente de percuter et de faire jouer ses partenaires. En attaque, l’association "ultramarine" affiche sa complémentarité : à Hoarau les ballons hauts, les déviations et le point de fixation, à Rémy les appels en profondeur, la vitesse et le mouvement. Le Niçois est d’ailleurs le plus actif et le plus dangereux avec sa très belle tête plongeante stoppée par le gardien norvégien (17e minute). Le Réunionnais à l’aise dans un dispositif 4-4-2 qu’il connaît bien (cela ressemble au schéma de jeu du PSG avec Erding dans le rôle de Rémy), a beaucoup décroché, remisé, s’est rendu disponible, mais s’est peu souvent retrouvé en position dangereuse. Les dernières minutes de la première mi-temps seront plus à l’avantage des locaux mais le score ne bougera pas.

Génération 87 en force
Après le repos, Laurent Blanc change de dispositif et fait rentrer du sang frais. Jérémy Ménez, Hatem Ben Arfa et Lassana Diarra remplace Moussa Sissoko, Charles Nzogbia et Loïc Rémy. Retour au 4-2-3-1 avec Guillaume Hoarau seul en pointe. Le Réunionnais va vivre quinze minutes plus difficiles, esseulé, muselé par les défenseurs Norvégiens, il touchera peu de ballons et sera même fautif sur l’égalisation norvégienne en effectuant un marquage un peu lâche. Il cédera sa place à la 61e minute pour Karim Benzema, dernier membre de la Génération 87 a pénétré sur le terrain. Benzema, Nasri, Ben Arfa, Ménez, les quatre ont du ballon et vont le prouver durant la seconde mi-temps. C’est le Marseillais qui va ouvrir le score d’une frappe limpide de 25 mètres. Le Romain va aussi allumer quelques mèches. Le Madrilène, moins en jambes, aura du mal à se montrer dangereux malgré une évidente facilité technique. Le joueur d’Arsenal avant de sortir aura été l’un des Bleus les plus actifs, il a clairement marqué des points. Remplacé par Jimmy Briand, troisième et dernier ultramarin a rentré en jeu à la 79e minute en tant que deuxième attaquant aux côtés de Benzema. Arrivé sur le terrain alors que la France était menée après le doublé de Huseklepp (52e et 72e minute), il aura peu d’occasions de se mettre en évidence. Benoît Trémoulinas est lui resté emmitouflé dans sa veste sur le banc, Laurent Blanc ayant décidé de ne pas toucher à sa défense… S’il est prématuré de tirer des conclusions, ce revers ne fait pas plaisir au sélectionneur pour qu’il n’existe pas de "défaite encourageante". C’est la troisième défaite de suite pour l’équipe de France, une première depuis 18 ans. Il faudra réapprendre à gagner dès début septembre pour les éliminatoires de l’Euro 2012 contre la Biélorussie, le 3 et la Bosnie, le 7.

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