Pendant deux mois, Thierry Henry sera à nouveau sous les ordres de son manager Arsène Wenger - ©AFP
Revenu pour une pige de deux mois pendant la trêve du championnat nord-américain, Thierry Henry fera son grand retour avec Arsenal face à Leeds en Coupe plus de trois ans et demi après son départ du club anglais qui l’avait fait roi.
Certains come-back ravivent la nostalgie. Demandez aux supporters des Chicago Bulls qui avaient appris le retour de Mickael Jordan après la fin brutale de sa carrière sportive suite aux décès de son père. Toutes proportions gardées, les fans des Gunners d’Arsenal doivent ressentir à peu près la même chose depuis que leur ancienne idole, Thierry Henry, est revenue au bercail. Si la fin avait été moins brutale, Henry continuant d’exercer son football en Catalogne au FC Barcelone, les supporters anglais n’ont jamais oublié l’Antillais. Ils l’ont élu meilleur joueur de l’histoire du club en juillet 2008, ils l’ont encore honoré début décembre lors de l’inauguration de sa statue devant l’Emirates Stadium. Ils vont désormais l’applaudir pendant deux mois.
Prêté par les New York Red Bulls, le meilleur buteur du club (226 buts de 1999 à 2007) aura l’occasion d’augmenter son capital dès ce lundi face à Leeds, club de D2 anglaise en Coupe. "Il jouera un rôle contre Leeds, mais je ne sais pas exactement lequel. Il travaille dur. Bien sûr, il est un peu en retard physiquement. Je pense que dans une ou deux semaines ça ira", a déclaré Arsène Wenger, son entraîneur qui l’avait relancé à l’hiver 1999 après un passage difficile à la Juventus de Turin. "Dès qu’il s’agit d’Arsenal, c’est mon coeur qui parle. Quand j’ai eu connaissance de ce projet, j’ai tout de suite été d’accord. Je ne viens pas ici pour être un héros ou prouver quoi que ce soit. Je viens juste pour aider. Les gens l’ont compris", a, de son côté, commenté l’ancien international tricolore (123 sélections).
Combler les trous sans déranger
A 34 ans, le joueur a logiquement baissé le pied par rapport à ses plus belles années londoniennes. Le championnat nord-américain n’offre pas le même niveau que la Premier League anglaise, mais Arsène Wenger n’est pas inquiet. "Il a toujours ses qualités. Il est un peu moins fort physiquement, comme tout le monde en vieillissant. Il avait de telles qualités physiques qu’il reste à un bon niveau". Son expérience et son aura serviront un groupe jeune handicapé par les absences de Gervinho et Marouane Chamakh retenus à la Coupe d’Afrique des Nations. "On m’a demandé de combler ce vide. Il s’agit d’un prêt et je serai sur le banc la plupart du temps". Un processus gagnant-gagnant en somme. Le joueur en profitera pour se maintenir en forme, "sans perturber l’équipe en place", et arriver prêt pour la reprise de la MLS en mars prochain.
Il goutera à nouveau à la Ligue des Champions, Arsène Wenger l’ayant inscrit sur la liste des joueurs susceptibles d’affronter le Milan AC en huitième de finale (aller le 15 février, retour le 6 mars), en remplacement de Vito Mannone, parti en prêt à Hull. "Il (Thierry Henry, ndlr) a de bons souvenirs à Milan, il avait marqué trois buts contre l’Inter Milan. C’est logique de l’inclure". Mais avant de se replonger dans les grandes soirées européennes, Thierry Henry retrouvera la saveur des pelouses anglaises. Un bonheur simple. "N’oubliez pas que je suis un fan", a-t-il rappelé.
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